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Lac Titicaca

Posted by on 18 janvier 2013

Après une fête de Noël mémorable à Cusco, nous quittons cette région splendide qui nous aura finalement retenus 8 jours. Nous prenons un bus pour Puno, notre première halte dans l’Altiplano, et surtout notre porte d’entrée sur le lac Titicaca.

Le lac, situé à près de 4.000 mètres d’altitude, s’étend sur 8.400 km2. Cela en fait le plus grand lac de haute altitude au monde. Mais au-delà de cela, ce qui attire surtout les touristes que nous sommes, c’est la mythique Isla del Sol, côté bolivien, et sa Cordillera Real en toile de fond…

Mais ne brûlons pas les étapes !

Dans le bus qui nous emmène à Puno, nous faisons connaissance avec deux français, Julien et Julien, avec qui nous sympathisons. Ils sont venus au Pérou pour l’« Inca-Tek », un festival de musique organisé par un Français à Pisac, dans la vallée sacrée, quelques jours avant Noël. Il semble que cet événement ait motivé le voyage de nombreux Français, dont certains que nous avons croisés sur la route. Julien et son « binôme » ont décidé d’en profiter pour découvrir le Pérou et la Bolivie.

Après La Raya à 4.335 mètres d’altitude, nous entrons dans l’Altiplano. On a du mal à croire qu’on est si haut, tant nous sommes entourés d’étendues toutes plates… Nous passons par la ville de Juliaca, sombre et poussiéreuse, où la plupart des péruviens descendent du bus, puis, nous arrivons à Puno. Nous faisons taxi commun avec les deux Juliens jusqu’à un hostal recommandé dans nos guides, où nous prenons nos quartiers. La vue sur la ville et le lac depuis notre chambre est splendide, et Ricardo, le maître des lieux, nous accueille comme des rois. Nous sommes conquis !

Le lendemain, nous nous retrouvons pour la visite de Sillustani, un site archéologique important pour les cultures Kollas (pré-Incas) et Incas. De magnifique chullpas (monuments funéraires) surplombent une lagune. Le climat est rude ; le soleil tape durement, mais à l’ombre, on se refroidit très vite. Le site a quelque chose de magique, et la lumière est splendide.

Après cette escapade, nous quittons à regret nos deux Français qui prennent la route de la Bolivie. De notre côté, ayant pris contact avec Christian (notre sixième « Belge du monde »), nous partons à sa rencontre à Charkas, sur la rive Sud du lac. Ricardo nous emmène à la gare routière, où nous montons dans un collectivo pour Acora. Là, on traverse la grand-route et on saute dans le minibus suivant, juste à temps avant qu’il ne se mette en branle. Au détour d’un chemin cahoteux, un château qu’on dirait sorti d’un conte de fées apparaît. Le chauffeur du collectivo, un peu sceptique, nous fait descendre.

Nous pénétrons alors dans un univers à part. Un domaine enchanteur, entre jardin botanique et manoir antique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Christian nous accueille avec Blas, son fils adoptif, et ses quatre adorables cockers. D’autres visiteurs sont prévus au château ce jour là. Nous sommes donc nombreux à déguster les délicieux mets préparés pour l’occasion autour de la table présidée par Christian. La journée se passe entre longues discussions, découverte du domaine et de ses jardins luxuriants, et de ruines incas méconnues dans les alentours.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, nous nous levons à 5 heures, espérant assister au lever du soleil sur le lac depuis la terrasse du château. Pas de chance, ce matin-là, le ciel est voilé et le soleil ne se montrera pas avant 7 heures. Nous regagnons notre lit pour une ultime heure de sommeil avant le petit-déjeuner, que nous prenons sur la terrasse avec Christian, devant un paysage de carte postale, cette fois baigné de soleil.

De retour à Puno, nous partons à la découverte du port et de ses pédalos, puis à la recherche de coiffeurs et de couvre-chefs au marché.

Après quelques jours et un peu de temps perdu, nous décidons qu’il est temps de changer d’air. Nous sommes le 31 décembre. Le Nouvel an sera bolivien !

 

 

 

 

 

 

Nous prenons donc la route de Copacabana, première bourgade en territoire bolivien. Nous passons notre première frontière… Le village de Copacabana, extrêmement touristique, nous paraît tout de même sympathique. Sa jolie église et surtout ses délicieuses truchas (truites d’élevage du lac) nous séduisent d’emblée !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 1er janvier, nous mettons enfin le cap sur la Isla del Sol sous un ciel menaçant. Effectivement, le vent se lève et la pluie se met à tomber alors que nous sommes sur le pont du bateau. Nous arrivons sur place complètement gelés après deux heures de traversée ! Heureusement, nous avons prévu des vêtements chauds (merci Alex et Célia !) et nous nous changeons bien vite pour nous réchauffer.

 

 

 

 

 

 

Nous partons ensuite à la découverte de l’île, par le chemin des crêtes. Le début est un peu difficile, il faut dire que nous sommes à 4000 mètres d’altitude, mais une fois que le soleil se montre, la randonnée devient plus agréable. Et puis il faut avouer que les paysages sont exceptionnels ! Du sommet de l’île, on a une vue époustouflante. Des reflets de soleil font briller l’eau du lac, semé d’une pléthore de petits ou de plus gros îlots rocheux. Les bords de l’île sont découpés au couteau dans la falaise, et par endroit, des baies paradisiaques se laissent apercevoir entre les rochers.

Finalement, nous allons faire tout le tour de l’île. La randonnée nous prend toute la journée. Le chemin des crêtes bifurque pour longer la côte est de l’île, et vers la fin, nous découvrons avec ravissement les cimes blanches de la Cordillera Real. Nous rentrons à Challapampa fatigués mais heureux !

Nous dégustons une énième trucha (truite) dans une petite gargote avant de rejoindre notre hostal, à savoir la maison d’à côté dans laquelle nous avons loué une chambre. Les fenêtres n’étant pas munies de tentures, nous sommes éveillés à l’aube. Cela nous permet d’assister à un lever de soleil tout simplement splendide. Cela compense celui que nous avons raté à Charkas. Les pics enneigés, en toile de fond, donnent une dimension toute particulière à ce paysage irréel.

Au matin, nous quittons ce petit paradis de nature. La traversée en bateau jusqu’à Copacabana est bien plus agréable qu’à l’aller, puisque le soleil est bien présent. Nous profitons donc pleinement, une ultime fois, de ces paysages lacustres, puisque nous mettons le cap sur La Paz le jour même.

3 Responses to Lac Titicaca

  1. laurent je viens d'amaide

    est ce que la haut (sur les montagnes) on respire bien ou pas bien

    • BelleChris

      Salut Laurent!
      Quand on monte en altitude, il y a moins d’oxygène, alors, oui, quand on arrive à 4000 mètres ou plus, c’est un peu plus difficile de respirer! Mais le corps humain s’adapte très vite. Après quelques jours en altitude, tu commences à respirer plus facilement.

  2. Jade Krygier de Hamaide

    Votre voyage est magnifique, et les photos sont trop sympas. Ca donne envie d’y aller! Je peux venir avec vous ;-) ?

    Sinon, quelles sont les autres difficultés dues à l’altitude ?

    A très bientôt

    Jade

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