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Ayacucho

Posted by on 30 décembre 2012

Ayacucho (2760 mètres, 151 000 habitants) n’apparaît que très rarement sur les circuits touristiques. Et les raisons sont nombreuses !

Les 9 heures de bus depuis Lima et les 22 heures de trajet pour rejoindre Cuzco ne sont certainement pas étrangères au dédain que portent les touristes à l’ancienne capitale de la civilisation Wari (ou Huari, c’est selon).

En outre, Ayacucho, en tant que berceau et centre névralgique du mouvement maoïste « El Sendero Luminoso » (Le Sentier Lumineux) qui ensanglanta le pays dans les années 80 et 90, a vu disparaître les touristes et les intellectuels étrangers au rythme des massacres et des déportations perpétrés par les disciples du Docteur Guzman. Car avant ses années noires, Ayacucho attirait beaucoup de monde dans ses universités renommées et autour de ses places et églises.

 

 

 

 

 

 

La ville se targue d’ailleurs d’avoir 33 édifices religieux (temples et églises), autant que l’âge de Jésus à sa mort, mais à y regarder de plus près, le chef-lieu de la province de Huamanga en compte en fait bien plus. Aujourd’hui, ce sont principalement les festivités religieuses et les qualités de l’artisanat local (notamment les retables) qui drainent le plus d’affluents dans la ville. Ayacucho est même le lieu le plus visité au Pérou lors de la Semaine Sainte. Les pèlerins péruviens s’y bousculent pour assister au dernier jour du Christ et à sa résurrection au rythme de processions et de célébrations hautes en couleurs.

Nous débarquons donc à Ayacucho après 6 heures de bus depuis Pisco. Un demi-tour d’horloge qui nous a vu emprunter des routes aux paysages époustouflants et qui nous a menés du niveau de l’océan aux plateaux andins.

Dès le premier soir, on comprend qu’on va se plaire ici. La Plaza de Armas au milieu de laquelle trône la statue de l’inévitable San Martin sur son cheval donne le ton : Ayacucho a bien plus à offrir que ce qu’on pouvait imaginer.

 

 

 

 

 

 

Nous tombons sous le charme de ses rues piétonnes, de ses églises splendidement illuminées, de ses marchands en tenue andine traditionnelle, de ses innombrables cours intérieures pittoresques, et de tous ces petits métiers singuliers que l’on y découvre (écrivains de rue, pèse-personnes, photographes publics, glaciers ambulants, cireurs de chaussures, …).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce même soir, nous nous régalons de parillas ( grillades et brochettes) au balcon d’El Niño qui surplombe une petite place et fait face à une magnifique église illuminée.

Cependant, l’inconvénient de se sentir si bien dans une ville, c’est qu’on finit par se contenter de la parcourir et de la contempler, sans pour autant la visiter. Pendant 2 jours et 3 nuits, nous nous sommes promenés au hasard des ruelles, nous nous sommes balladés jusque dans les hauteurs du quartier Santa Ana pour y rencontrer les artisans, et nous nous sommes surtout pâmés devant la Plaza de Armas en passant près d’une journée au balcon du Via Via Café, entre lecture, écriture et contemplation du temps et des gens qui passent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous aurions pu (d’aucuns diront aurions dû) visiter les vestiges Huaris datant de plus de quatorze siècles ou nous rendre au Mémorial de la libération où eut lieu le 9 décembre 1824 la décisive bataille d’Ayacucho qui mit fin à plus de 3 siècles de colonisation et d’oppressions espagnoles sur le continent sudaméricain. Mais nous quittons Ayacucho sans regret avec la douce certitude d’avoir découvert un petit joyau encore préservé de la folie souvent ravageuse du tourisme.

Notre dernier soir nous sommes invités par Pauline à prendre un verre dans un bar très sympa. On sirote du thé Macho (maté + Pisco) avec Pauline, Amélie, et leurs deux compagnons péruviens. Si Pauline est plus que jamais impliquée dans le développement des activités du Via Via Café, Amélie, elle, a décidé à contrecœur de rentrer dans l’Hexagone après de beaux projets avortés. La volonté sincère et honnête de s’installer et de construire quelque chose loin de chez soi se heurte parfois aux bonnes (mauvaises) volontés des autorités locales !

Découvrez toutes les photos ici

3 Responses to Ayacucho

  1. Bobby &Emy

    Ayacucho que de bon souvenirs c’etait en 1979 jusqu’a present j’ai fait la meme route ….. Cusco …. Machu pichu etc j’ai egalement un souvenir formidable du lac Titicaca ou j’ai dormi sur l’ile avec l’habitant des gens formidables ou les hommes tricotent et les femmes s’occupe du betail ….. Nous vous souhaitons encore un sejour formidable et de gros bisous

    • jane israel

      nous avons vu de belles choses : des photos, des commentaires et tout
      je suis de la classe d Amandine et pour l instant nous révisons nos tables et nous faisons aussi de la géométrie
      à bientôt JANE

  2. jane israel je vien d HAMAÏDE

    bonjour je m appel JANE je suis dans la classe d AMANDINE pour l instant nous étudions les table et la géométrie nous avons vue de belle chose par exemple :des photos ,des commentaire et beaucoup d autre chose bisou JANE

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