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Santiago de Chile

Posted by on 22 avril 2013

La visite de Santiago n’était absolument pas prévue au programme. Nous étions supposés n’en voir pour ainsi dire que l’aéroport, en route pour l’île de Pâques et au retour, avant de quitter le continent sud-américain pour poursuivre nos aventures polynésiennes chez les Maoris.

Mais trois jeunes, à Valparaiso, en avaient décidé autrement. Et, dans un sens, ce n’était pas pour nous déplaire. En effet, l’aperçu que nous avions eu de la capitale chilienne, avant d’embarquer pour Rapa Nui, nous avait laissé un petit goût de trop peu. Entre le rassurant quartier des ambassades, à Providencia, la jolie rue Lastarria, avec ses terrasses ombragées et ses stands de bouquinistes et le majestueux Cerro de Santa Lucia avec son édifice de style renaissance, la ville nous avait semblé charmante et prometteuse.

Après dix jours de farniente au beau milieu du Pacifique, nous débarquons donc à Santiago, bien décidés à en profiter. Tandis que le minibus Transvip conduit un à un tous ses passagers à leur hôtel ou chez eux, nous découvrons la ville by night. Après deux mois en Amérique latine, nous avons l’impression d’une ville plus moderne, plus occidentale, et nous sommes d’emblée frappés par le nombre de restaurants du monde entier (italiens, turcs, péruviens, fast food américains, et j’en passe), les vitrines des magasins en tous genres, illuminées à cette heure tardive, mais aussi le nombre de tags qui recouvrent les façades. Nous prenons nos quartiers à l’Ecohostel, où nous avions réservé.

Comme pressenti, nous sommes séduits. Le temps est au beau fixe, la ville semble tenir ses promesses et les gens sont plus qu’accueillants. L’atmosphère est décontractée, presque estivale. Il y a ce petit quelque chose de méditerranéen qui nous a tant plus en Argentine. Des terrasses, des parcs, des fontaines,… Des musiciens jouent dans les rues et rencontrent un certain succès.

Notre première journée de visite nous emmène dans le centre ville, où nous admirons d’abord  la Plaza de Armas, ses beaux édifices et ses palmiers. Un homme se tient au centre de la place avec un micro, et harangue les passants, entre représentant de commerce et témoin de Jéhovah… Nos pas nous mènent ensuite au marché central, où nous salivons devant les incroyables étals de fruits de mer frais. Les plus beaux écaillers de chez nous feraient pâle figure à côté… Des calamars et des poulpes entiers se disputent la vedette avec des oursins, tandis que des King Crabes se partagent avec d’autres crustacés un peu d’espace dans un bac rempli d’eau. On ne compte pas les coquilles Saint Jacques, clams, et autres coques.

Une halte s’impose pour tester le ceviche local (que nous jugerons moins fin que le péruvien, mais c’est une question de goût !) et un « mariscal » de fruits de mer, un plat qui nous a laissé perplexe. Trop de fruits de mer (ensemble) tue le fruit de mer !

A l’hostal, nous faisons connaissance avec Damian, Jan et Alinda, respectivement allemand, slovaque et hollandaise, petit trio plein de vie avec qui nous partageons notre dortoir et avec qui nous passons plusieurs agréables soirées.

Dimanche matin, nous partons à la découverte du Cerro de Santa Lucia avec un « walking tour », espérant combler un peu notre ignorance. En effet, l’histoire du Chili nous a jusque là plus ou moins échappé. Ayant prévu de ne voir du pays que l’île de Pâques, nous n’avons pas emmené notre ami Lonely Planet ni lu quoi que ce soit sur le pays. Notre visite du musée d’histoire navale de Valparaiso nous a permis d’avoir un petit aperçu d’une histoire nationale très marquée par la difficile maîtrise de mers. La visite du parc nous emmène cette fois à travers différentes périodes de l’histoire, à la rencontre de populations indigènes et de personnages comme O’Higgins, le libérateur du pays, véritable héros national, ou Valdivia.

Mais malgré tous les efforts de notre guide, nous sommes un peu dépassés. Notre plongée dans l’histoire chilienne s’arrêtera là.

Nous visitons encore le magnifique Museo de Bellas Artes, qui abrite une expo de photos que nous a recommandé Tom, notre sauveur du dimanche de l’ambassade belge à Santiago ! L’expo nous fait voyager le long de la route Panaméricaine, et découvrir le parcours de migrants.

Le lendemain, pendant qu’on attend notre tour à l’ambassade, nous tombons sur le flyer d’un resto de moules-frites. Un resto belge ! Les autres contacts pris deux semaines plus tôt à l’ambassade n’ayant rien donné, je me dis que c’est peut-être là notre dernière chance de rencontrer un Belge à Santiago.

Le reste du temps se passe entre balades dans la ville, et ses nombreux parcs, tentatives pour rencontrer notre belge de Santiago, et l’organisation du rapatriement de nos souvenirs par Bie, l’employée de l’ambassade qui s’était déplacée pour nous un dimanche pour commander nos nouveaux passeports et qui, de surcroît, nous a gentiment proposé de ramener un paquet pour nous en Belgique.

Par ailleurs, vu le peu de temps passé en Argentine, nous n’avions pas eu l’occasion de faire une soirée barbecue. C’est chose faite à Santiago, où nous profitons d’une soirée « asado » bien arrosée à l’hostal le lundi soir.

Mercredi, nous prenons encore le temps de rencontrer Damien, le propriétaire du restaurant « Les compères », une fois de plus à la dernière minute, puis Belle prépare un peu notre séjour en Nouvelle-Zélande pendant que Chris tente de récupérer ses heures de sommeil perdues dans le hamac de l’hostal, avant de nous rendre à l’aéroport pour notre troisième vol par delà le Pacifique…

 

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