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Australia II: de Melbourne à Melbourne

Posted by on 7 juin 2013

Au départ, notre visite de l’Australie devait se résumer à voir Sydney et de là, nous envoler directement vers Perth, pour remonter la côte ouest jusque Broome et rejoindre Darwin en avion pour prendre un second vol pour Dili, la capitale du Timor-Leste. Ça, c’était le plan. Sydney, et côte ouest. Mais vous l’aurez déjà compris à la lecture de « Australia I : En Toyota Kluger », les plans, c’est fait pour être changé…

Lors de la réservation de nos tickets tour du monde, Thierry, notre super agent de voyage, avait montré un certain étonnement à nous voir manquer Melbourne, la ville des artistes, et Great Ocean Road et ses 12 apôtres, un immanquable.

Réflexion faite, rien ne nous empêchait de passer un peu plus de temps de ce côté-là du pays-continent. Nous avions donc finalement prévu une quinzaine de jours entre notre arrivée à Sydney et notre vol vers Perth. Les deux vols suivants allaient devoir être achetés sur place, ce qui nous laissait toute latitude pour passer plusieurs semaines sur la côte Ouest.

En cours de route, les soucis budgétaires avaient petit à petit pris de l’ampleur. Depuis notre arrivée en Océanie, nous remettions en question nos choix. La Nouvelle-Zélande nous avait autant émerveillés que dépouillés. Bref, notre petit pécule fondait comme neige au soleil et nous étions un peu inquiets à l’idée de devoir remonter la côte ouest en voiture, de Perth à Darwin, l’option du vol entre Broome et Darwin ayant été écartée faute de vol…

Du coup, à Christchurch, nous avions commencé à envisager la suppression pure et simple de la côte ouest dans notre programme. Ce qui avait pour ainsi dire motivé notre visite du pays allait passer à la trappe… Mais c’était la sagesse. Nous avions donc acheté notre billet pour Dili un peu plus tôt que prévu, et notre efficace agence de voyage était parvenue à troquer notre vol pour Perth contre un vol pour Darwin, et à le déplacer de façon à ce qu’on arrive à Darwin la veille de notre vol pour Dili. On se retrouvait donc avec 23 jours pour explorer « ce côté-là » du pays.

 

 

 

 

 

 

 

Puisqu’on avait le temps, on avait décidé de le prendre. Trois jours pour descendre de Sydney à Canberra, cela nous avait bien plus. Par ailleurs, dans notre liste de belges expatriés figurait Luc Van De Goor, installé en Australie depuis la fin des sixties, qui vivait du côté d’Adélaïde. On nous avait prévenu qu’Adélaïde ne valait pas le déplacement, et la visite de cette ville n’était toujours pas au programme, mais une rencontre avec un belge, ça, pour nous, ça valait le détour ! On avait donc pris contact avec Luc et dès le départ, la réaction avait été chaleureuse, présageant de chouettes échanges. On allait donc finalement non seulement voir Melbourne et Great Ocean Road, et carrément pousser jusque Tailem Bend, sur la Murray River, pour rencontrer Luc.

Débarqués de notre bus Greyhound à une heure bien matinale, nous traversons à pied une ville qui se réveille… La première impression est plaisante, à mi-chemin entre vieille Europe et modernité made in US, avec de beaux bâtiments anciens, des tramways qui se croisent dans des avenues bordées d’arbres, mais aussi de hauts buildings et des fast-food, et des passants pressés, en tailleur ou complet veston, leur café du 7-Eleven à la main.

Nous prenons nos quartiers au City Centre Budget Hôtel, idéalement situé entre Exhibition Street et le Parlement. Et nous avons une chambre double, avec télé et mini-frigo, le luxe ! Ravis de ce changement, nous profitons un peu de cet espace pour nous reposer de notre courte nuit (les bus australiens ne valent clairement pas ceux d’Amérique latine !), avant de partir à la découverte de la ville. On immortalise le Parlement, on explore Little Collins, on magasine dans Bourke, on arpente Swantson. On découvre des petites galeries marchandes dignes de celles du Roi et de la Reine à Bruxelles. Puis on flâne dans Flinders Lane et ses rues de traverse, où l’on découvre de beaux exemples de Street Art, on passe devant la cathédrale Saint Paul, et on arrive à Federation square. On se rend, une fois n’est pas coutume, au Visitor Centre, et on y apprend que le Grand Prix de Formule 1 débute à Melbourne, et qu’on peut avoir des entrées pour le premier jour. C’est justement le jour de l’anniversaire de Chris, quelle aubaine !

Une fois nos places réservées, on poursuit notre balade, et on tombe par hasard sur un festival de musique le long de la Yarra River, qui s’apparente plutôt à une kermesse de village.

Nos pas nous ramènent ensuite du côté de Chinatown, puis dans un petit resto indien pour dîner, où on se régale de chicken tikka et de palak paneer accompagnés de naan et de délicieux lassi. Un petit avant goût bien épicé de notre dernière destination de voyage. Seul petit bémol, les toilettes du resto sont en travaux, et les propriétaires n’ont pas prévu de plan B. La serveuse, française, nous explique que le personnel subit les mêmes ennuis : pas possible pour eux non plus d’aller faire pipi ! Heureusement pour nous, notre hôtel n’est pas loin !

Mercredi, on inaugure le « tram circle » à partir du Parlement, puis on s’aventure jusqu’aux Flagstaff Gardens et au Queen Victoria Market. Au retour, on prend notre temps, on flâne dans les rues, et on s’arrête pour faire les magasins, notamment acheter des chaussures à Chris. Du coup, on arrive trop tard pour le petit resto de dumpling repéré dans notre Lonely Planet, et on se rabat sur un chinois quelconque. Malgré les plats à peine décents qui nous sont servis, le resto a un certain succès. La formule pas-bon-pas-cher a encore de beaux jours devant elle.

Poursuivant notre exploration, nous nous rendons à St Kilda, à une vingtaine de minutes en tram du centre ville. L’ambiance ici est celle d’une petite station balnéaire. On se balade sur la digue, et on observe les joueurs de beach-volley. Sur le ponton, nous assistons à l’entrainement des kite-surfeurs, sur fond de coucher de soleil. Leurs voiles de toutes les couleurs rendent ce paysage magique. Nichés entre les rochers, on découvre aussi quelques pingouins qui ont élu domicile sous la jetée. Puis, on remonte l’avenue principale, et on s’offre un apéro dans un petit bar très sympa où une chanteuse et sa guitare réchauffent l’atmosphère. On dégote ensuite un super resto, où on passe une soirée plus qu’agréable. L’ambiance est détendue, la musique sympa, et les plats coréens, étonnants. Grisés par les belles images de la journée et quelques verres, on n’est pas loin de se laisser aller à quelques pas de danse lorsque la musique vire au Club Nineties ! Mais il faut rentrer, la journée du lendemain promet d’être chargée.

 

 

 

 

 

 

 

Le vent du large s’engouffre avec force dans les larges avenues. A l’arrêt de tram, on se les gèle un peu dans nos petites tenues estivales.

Le lendemain, c’est l’anniversaire de Chris ! Pour fêter ça, on découvre les coulisses du Grand Prix. On fait le tour du circuit, tandis que les premières courses ont lieu. Elles n’opposent cependant pas encore des Formules 1 mais bien de vieux bolides ou des voitures de collection. On découvre, amusés, les sorties de route, les bruits assourdissants, les moteurs qui fument. Et ça va déjà très vite, même si la vitesse n’égale en rien celle des bolides qui entreront en scène le lendemain… En marge du Grand Prix, toute une série d’activités plus que bon enfant se déroule : exposition de belles ou vieilles voitures, attractions Disney pour enfants autour du film Cars, séances photo avec le bonhomme Michelin ou sur un podium aménagé, stands de promotion des écuries de formule 1 vendant t-shirts et casquettes, … Au beau milieu de ce déploiement de testostérone que sont les Grands Prix, nous assistons à une grande kermesse des familles, où tout le monde se retrouve pour partager un hamburger frites ou une grande pizza !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais le temps presse. Nous avons rendez-vous en début d’après-midi pour prendre notre voiture de location. C’est reparti pour quelques jours sur la route ! On n’a pas trouvé de contrat de relocation cette fois, alors on a loué une voiture, simplement, de Melbourne à Melbourne. Seule contrainte, on doit être de retour le 20, pour rendre la voiture.

On prend vers Geelong, puis on rejoint Great Ocean Road à Torquay, spot de surf réputé où sont nées les marques Quicksilver et Ripcurl, mais on ne s’arrête pas. On déjeune à Fairhaven, un peu plus loin, face aux rouleaux impressionnants de l’océan. A quelques mètres de nous, une petite dizaine de personnes se maintient en forme en faisant des exercices sur des gros ballons, sous la supervision d’un coach. Le sport en pleine nature semble être en plein essor en Australie.

A Lorne, nous passons notre première nuit sur Great Ocean Road. Notre hébergement, entre hôtel de backpackers et refuge de campeurs, est un ensemble de cabanes nichées entre les arbres, qui abritent également de nombreux kookaburas, ces oiseaux qui semblent rire. On dit que des koalas y ont également élu domicile, mais s’il est impossible de rater les kookaburas, vu le tintamarre qu’ils font, les koalas sont plus discrets, et on ne les voit pas. La propriétaire a un accent à couper au couteau. Incompréhensible ! Et elle n’a pas l’air commode, non plus…

On ne traîne pas dans le coin, on part à pied chercher un endroit sympa pour passer la soirée. Les restos sont super chers, ce sera le super marché. On s’achète de quoi s’en mettre plein la panse. Une bruyante tablée squatte l’espace commun. On se replie sur la terrasse devant notre cabane. On y rencontre nos compagnons de chambrée, lui est hollandais, elle est australienne d’origine. On partage avec eux notre festin et une agréable soirée.

Le lendemain, on se rend au I-Site pour demander une carte : nous aimerions faire la balade qui mène aux chutes. On apprend que les « falls » sont à sec. Bon ben, ça vaut sans doute pas trop la balade alors… A défaut, on dévalise la boutique du I-Site et on profite un peu de l’internet avant de reprendre la route. On s’arrête à Kennett River pour voir les koalas. Chris est super fort, il repère tous les marsupiaux dans les arbres. Pour ma part, je n’arrive généralement pas à localiser les petites boules de poils grises. On fait halte pour déjeuner à Apollo Bay. On retrouve la famille aux mille enfants, comme on les a appelé à Melbourne où on les a rencontré, tous pieds nus. En fait de mille enfants, ils sont six, mais tellement blonds et similaires qu’on les confond aisément. On fait le détour qui mène à Cape Otway, où des dizaines de koalas paressent dans les arbres, avant de rejoindre la route principale, direction les fameux 12 apôtres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En chemin, un kangourou nous fait une peur bleue en jumpant devant nos roues. Puis, on découvre un koala au bord de la route… C’est vraiment wild ce pays ;-) On admire ensuite les formations rocheuses, semblables à des menhirs plantés dans l’océan, juste avant le coucher du soleil, et on pousse jusque Port Fairy.

Il fait nuit quand on arrive enfin, et notre pare-brise est couvert de moustiques. On se pose dans un YHA tenu par un couple sympathique. C’est très différent de celui de Canberra ! Une grande table de campagne trône au milieu de l’immense cuisine où tout le monde prépare son repas. L’ambiance est conviviale. On rencontre un couple de français et un couple de canadiens très sympas avec qui on passe la soirée. La discussion est animée mais passionnante. On fait également connaissance avec un homme plus solitaire, un australien, qui prend quelques jours de repos dans la région, et dont l’attitude posée et bienveillante contraste avec celle de la plupart de ses compatriotes.

La route nous a épuisés, et on est bien, à Port Fairy. On décide de s’attarder un tantinet, de s’offrir un peu de repos. On part en balade à Griffith Island. Mais le vent se lève. Une pluie violente comme elles peuvent l’être en bord de mer s’abat tout à coup sur nous. En quelques minutes, nous sommes trempés comme des soupes ! On hésite à faire demi-tour, mais finalement, le plus gros semble être derrière nous. On rejoint donc l’île et ses dunes de sable. On marche sous les bourrasques. On est comme seuls au monde, sur cette île. On croise seulement quelques kangourous. En chemin, on fait des plans sur la comète pour notre retour en Belgique. Cette dune nous fait penser à la maison, sans doute… Même si les rouleaux violents de l’océan qui s’abattent sur la plage ne font pas très côte belge, eux…

 

 

 

 

 

 

 

Au retour, on rencontre un Allemand à la recherche d’un logement. On lui indique le YHA, mais sans conviction. Il a l’air bizarre. Le soir même, en découvrant les manières du nouvel arrivant, qui met tout le monde mal à l’aise, on se mord les doigts. Il a décidément des airs de psychopathe ! Cela nous vaudra une bien courte nuit, car bien sûr, il partage notre dortoir !

On repart, on a du chemin à faire. Luc nous attend. A la frontière de l’Etat (on passe du Victoria au South Australia), on doit jeter nos mandarines dans une poubelle. La politique sanitaire est stricte en Australie ! On traverse des forêts de conifères incroyables. Puis, la chaleur monte, et on sent qu’on est arrivés dans une partie plus aride du pays. Contrairement à notre habitude, on est contents d’avoir l’ai-co dans la voiture, et on ne s’en prive pas !

La pompe à essence de Tintinara est fermée, c’est dimanche. Ce sera la prochaine. Oui, mais, elle est dans combien de temps la prochaine ? En réalité, Tintinara est le dernier bled recensé sur la carte avant Tailem Bend, notre destination. On roule, tendus, priant pour que le réservoir tienne… Jusqu’à ce que Dieu BP apparaisse au bord de la route, à l’entrée de Tailem Bend ! Ouf, sauvés ! C’était moins une.

On roule vers chez Luc. On traverse la Murray River sur un ferry. Mais, il n’a jamais parlé d’un ferry, Luc, dans ses instructions ?! Zut, on est allés trop loin. On fait demi-tour. Nouvelle traversée en ferry. Puis, on loupe le chemin qui mène à la maison. On n’est pas doués ! Nouveau demi-tour. On trouve enfin.

Luc ouvre sa porte, ses bras, son cœur. Le temps n’a pas le même rythme, sur sa terrasse, le long de la rivière. On se raconte, on refait le monde, c’est bon comme d’être à la maison. Après une première nuit sur place, dans une caravane de récup posée dans le jardin, on part en exploration, direction le parc Coorong. On saute une barrière et on découvre rien que pour nous, des colonies d’oiseaux, et même des phoques. La lumière est magnifique. On profite.

 

 

 

 

 

 

 

Le retour n’est pas folichon. On est triste de quitter Luc et Juliane, et on a pas mal de kilomètres à faire. Tailem Bend – Melbourne nous semble un peu présomptueux en une journée, mais on avance bien et on s’en rapproche furieusement. On finit pas s’arrêter à Ballarat, une ville qui était le centre des mines d’or à une époque. A 9 heures du soir, un calme absolu règne dans le centre ville et on a toutes les peines du monde à trouver un endroit pour manger !

Le lendemain, on retrouve avec plaisir les gratte-ciels de Melbourne. On découvre aussi les embouteillages, à l’entrée de la ville. On rend notre véhicule avec quelques heures d’avance, et on profite à nouveau de l’agréable atmosphère.

Nous n’avons pas trouvé de plan de relocation pour faire Melbourne – Sydney, de nouveau. Il nous faut donc passer une nuit sur place. Malheureusement, le City Hôtel est plein. Après plusieurs tentatives auprès de différents établissements, tous pleins, on échoue dans un backpacker’s soi-disant « green », où nous avons trouvé une chambre double. Pas de quoi se réjouir cependant. Constitué d’un gros bloc de béton, l’hôtel offre des chambres de type cellules, climatisées, sans fenêtre, éclairées à l’ampoule économique, où l’espace a été optimisé un maximum, entre des lits superposés en fer et des armoires en fer. De notre point de vue, cela évoque plus le communisme que l’écologie… Les couloirs sans âme, au tapis plein qui absorbe le bruit des pas et aux portes électroniques sont aussi aseptisés que des couloirs d’hôpital. Avantage notable cependant : l’accès à internet compris dans le prix. Cela nous permet de trouver un dernier contrat de relocation pour rallier Sydney et quitter cet enfer vert ! 

2 Responses to Australia II: de Melbourne à Melbourne

  1. Florence D

    franchement pas de comment possible – juste des smileysssss

    • BelleChris

      Impatients de partager des smileys avec toi, Lau et Jeanne à notre retour… Plus que 6 fois dimanche! ;-)

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