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Thierry Detournay


Carnet d’amis

Nom : Detournay

Prénom : Thierry

Âge : 47 ans

Signe astrologique : Poissons

Ville d’origine : Bruxelles. Thierry est né à Berchem-Sainte-Agathe, passe son enfance à Molembeek, et son adolescence à Bierghes, près d’Enghien.

Ville actuelle : Jogjakarta, Java, Indonésie.

Film préféré : Braveheart, Intouchable, C’est arrivé près de chez vous,…

Musique préférée : The Cure, Joy Division, Gainsbourg, ….

Plat préféré : L’américain frites et toutes les cuisines simples et familiales !

Personne de référence : Jacques Brel.

Profession : Chocolatier et fondateur des chocolats Monggo.

Date de l’expatriation : 11 janvier 2001

Belgian blues : Les tartines au fromage blanc, radis et petits oignons, et une bonne bière au Moeder Lambic.

Atout belge : Le Belge évolue dans un environnement socio-culturel varié, au milieu d’un mélange de cultures, ce qui lui permet d’être plus flexible, de s’adapter, de s’intégrer plus facilement dans un contexte culturel différent. Par ailleurs, la mention de « chocolatier belge »  est un label de qualité.

Il aime l’aventure.

Il n’aime pas la médiocrité, … et le chocolat au durian ! (fruit local à l’odeur pestilentielle, NDLR)

Le projet

Si, enfant, Thierry avait humé avec délices les odeurs qui s’échappaient de l’usine Côte d’Or, il ne se destinait cependant aucunement à un avenir de chocolatier.

Belle se régale de chocolat Monggo

Il étudie la psycho-pédagogie et s’intéresse, dans le cadre de son mémoire de fin d’études, à la problématique de la réinsertion des toxicomanes. Il effectue son service civil dans ce domaine, auprès de l’ASBL Le Cats. Dans la foulée, il y est engagé. Il y passera trois ans.

Il découvre ensuite ce qui sera son « dada » pendant plusieurs années : le sport aventure. Auprès de l’ASBL La Trace, il participe à des projets avec de jeunes toxicomanes. L’outil sport aventure fait ses preuves. Les jeunes sont emballés. S’impliquent. Thierry s’y engage corps et âme. Il prend part ensuite à la mise sur pied de Samarcande ou l’école de l’aventure avec Bernard de Vos. Pour les jeunes issus de l’immigration, cette fois, Thierry se donne. Travail de rue, dans les rues d’Etterbeek, pour convaincre. Puis les projets. Plongée sous-marine, rafting, trekking. Thierry sait que ce qu’il fait est utile à la société. Et en plus, ça l’amuse beaucoup.

Mais l’appel des contrées inexplorées résonne à ses oreilles. A part quatre mois en Inde, après ses études universitaires, Thierry n’a pas encore beaucoup voyagé. Or, il a toujours nourri un intérêt curieux pour les Dayaks, cette tribu si particulière de Bornéo, en Indonésie. A l’époque, de nombreux reportages télé font état de leur mode de vie traditionnel. Thierry rêve d’aller faire un tour par là-bas.

Ayant obtenu l’accord de son patron pour une pause carrière, il s’envole pour l’Asie. A partir de l’Inde, qu’il connaît déjà un peu, il part à la découverte. Son sac sur le dos, il explore le Népal, puis la Thaïlande (où il fête le passage à l’an 2000 a Bangkok avec 2 amis belges ainsi que sur Ko Pan Gan, prenant part à une de leurs célèbres Full Moon Party), la Birmanie, le Cambodge, le Laos, et le Vietnam. Il passe ensuite par la Malaisie pour atteindre finalement le pays qui abrite la fameuse tribu dont les mœurs l’intriguent tant, l’Indonésie. Il visite Sumatra, avec Medan et Aceh, puis Java. à Yogyakarta, les bonnes vibes le poussent à s’attarder un peu. Mais il poursuit sa route, son but toujours bien en tête. Bali, Sulawesi et enfin, Kalimantan, où il se rend directement au Sud-Est, où vivent les Dayaks tant fantasmés. Il est finalement un peu déçu par la réalité : la modernité a poussé ses ramifications jusqu’au fond de la jungle… Des antennes paraboliques coiffent les toits des cahutes, les Dayaks portent des T-shirt et les (fausses) longues oreilles ne sont sorties que lors de certaines célébrations.

Après cette année de découvertes, il est accueilli en Belgique par une super offre de boulot. Il hésite. Mais son périple a ouvert une brèche. Lui a laissé un goût d’inachevé. Il en veut encore ! Il refuse la proposition, et obtient une seconde année sabbatique. Il ronge cependant son frein pendant quelques mois, immobilisé par un problème de ligament qui l’oblige à s’astreindre à de la rééducation avant de pouvoir retourner bourlinguer. Ensuite, il prend un aller simple pour l’Inde, où il retrouve un ami. Ensemble, ils achètent une Royal Enfield et traversent le Pakistan, l’Iran, la Turquie, la Bulgarie et l’ex-Yougoslavie.

Nouveau retour en Belgique. Nouveau questionnement. Mais décidément, Thierry n’est pas prêt à mettre son sac à dos au placard. Il rempile pour un an. Cette fois, il retourne en Indonésie. Il travaille d’abord comme bénévole pour les enfants des rues.

Un jour, il fait des truffes en chocolat pour sa copine. Celle-ci s’exclame aussitôt qu’il faut les vendre ! Pas vraiment convaincu, Thierry tente tout de même l’expérience, plus pour le plaisir que pour s’enrichir, et se poste avec sa vespa rose sur le marché de l’université, puis à la sortie de la messe, pour vendre sa petite production maison. Et il a un petit succès. L’idée commence à germer. Surtout qu’il constate, au lendemain de la Saint Valentin, que les rayons de chocolats sont vides dans les magasins.

A partir de là, les choses vont commencer à se mettre en place. Un premier magasin ne rencontre pas le succès espéré. Mais ce sont tout de même les débuts… D’abord avec un partenaire indonésien, Thierry lance sa petite entreprise locale. Un ami professeur aux arts et métiers à Bruxelles lui donne un coup de pouce. Il glane des recettes par ci, par là. Expérimente. Développe. Les premières pralines de Thierry sont commercialisées sous la marque Cacaomania.

Parti en Indonésie pour découvrir les Dayaks, Thierry aura finalement été séduit par Yogyakarta, et y aura définitivement posé son sac à dos. Tout n’a pas été simple, cependant. De visa de 6 mois en visa de 6 mois, il a dû faire face à de nombreux aléas, des tracas administratifs aux problèmes plus sérieux ; faire le choix de rester malgré la bombe de Bali ou le tremblement de terre de 2006, ou encore résister aux pressions de la mafia locale ou se remettre d’un cambriolage.

Un petit dej très Monggggggggoooooo

Les chocolats Monggo sont aujourd’hui produits dans une fabrique à Kotagede. Ils existent en un certain nombre de variétés, allant de la plaquette de chocolat noir au piment, à la plaquette de chocolat au gingembre, en passant par les pralines. L’entreprise emploie plus de 100 personnes et compte trois magasins.

Mais Thierry reste humble face à cette réussite, et continue sans cesse à chercher de nouvelles idées.

www.chocolatemonggo.com

 


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