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Rudy Kerremans

Carnet d’amis

Nom : Kerremans

Prénom : Rudy

Âge : 41 ans

Signe astrologique : Capricorne

Signe particulier : Amoureux de l’Indonésie

Ville d’origine : Lier

Ville actuelle : Ubud, Bali, Indonésie

Film préféré : Eat, Pray, Love

Musique préférée : Le Jazz et la musique classique

Plat préféré : les tomates aux crevettes

Profession : restaurateur. Il est le propriétaire du Café des artistes à Ubud.

Date de l’expatriation : Rudy a quitté la Belgique pour voyager en Asie en 1999. Il s’est installé à Bali en 2001.

Belgian blues : Les longues soirées d’été, et le soleil qui se couche tard lui manquent. Manger une tomate aux crevettes grises à la côte belge avec un bon verre de vin aussi.

Atout belge : Rudy ne croit pas vraiment avoir d’atout belge. Pour lancer un business, être européen est un atout par rapport aux indonésiens, car il estime qu’on a plus d’accès au marché, plus de contacts. Le réseau social et le fait de savoir comment ça fonctionne sont des atouts.

C’est également un atout d’être belge par opposition aux Français ou aux Hollandais qui ont un passé colonial dans la région.

Il aime l’opéra, les concerts. Il se rend dès qu’il peut à Jakarta ou à Singapour pour assister à des concerts.

Il n’aime pas les gens rudes et impolis.

 

Son parcours

Apprendre l’existence de Belges installés dans les régions que nous traversons peut prendre de nombreuses formes. Il y a ceux que l’on connaît personnellement, ceux que l’on trouve facilement sur internet, ceux qu’une bouche de Belge nous a portés à l’oreille, ceux que l’on rencontre fortuitement. Rudy ne rentre dans aucune de ces catégories. Il fait partie de nos « Belges des guides » : ceux dont une note dans un Lonely Planet ou un Routard nous met la puce à l’oreille.

Véritable radar à Belges, Belle avait donc enclenché son sonar noir-jaune-rouge et découvert le Café des Artistes à Ubud.

Perché dans un endroit paisible près de Jalan Raya Ubud, ce café prisé sert une cuisine aux accents belges, d’excellents steaks et des plats du jour. Des œuvres d’artistes locaux ornent les murs, et il règne une ambiance culturelle au bar. Installez-vous dans les confortables sièges en osier à l’intérieur ou en face dans le petit jardin. Réservation recommandée.

Une petite recherche sur internet confirme notre intuition. Rudy Kerremans, patron du Café des artistes, est bien de chez nous. Mieux que cela, il est le représentant des « Vlamingen in de Wereld » en Indonésie, équivalent flamand du poste de Guy Vanackeren pour l’UFBE au Pérou.

Sans prévenir, sans réserver, nous décidons d’aller nous restaurer au Café des Artistes dès notre premier soir à Ubud. Nous avons de la chance. A notre arrivée, il ne reste déjà plus qu’une table. Nous nous y installons. Et nous nous régalons de pâtes, d’un steak tendre à souhait et d’une excellente bouteille de vin. A la fin du repas, nous demandons si le patron est là. Nous souhaitons prendre rendez-vous. La chance nous sourit encore. Rudy est présent et disposé à nous accorder du temps. Nous pouvons l’interviewer sur le champ.

En 1998, à l’âge de 26 ans, Rudy vend le bar de nuit qu’il gère à Anvers pour partir voyager. Première destination : Bali. Après s’être imprégné de la vie balinaise, Rudy poursuit sur d’autres îles d’Indonésie, remonte l’Asie du Sud-Est par Singapour, la Malaisie, la Thaïlande, le Laos, puis redescend le Viêtnam depuis Sapa par Hanoi, la baie d’Halong jusqu’à Ho Chi Minh. Il quitte alors le Viêtnam pour le Cambodge. Alors qu’il ne désire jusque là que voyager, découvrir de nouvelles cultures, s’émerveiller devant des paysages inédits, puis rentrer vivre en Belgique, Rudy rencontre à Siem Reap quelqu’un qui va complètement réorienter sa vie. Geert, le patrion du Red Piano, lui propose de s’installer au Cambodge. Les opportunités ne sont plus en Belgique ; l’Asie, c’est l’avenir. Rudy est attiré par l’idée mais le Cambodge ne le séduit pas assez que pour y poser ses valises. Néanmois, la graine de l’expatriation a germé.

Il retourne alors à Bali et réalise que c’est là qu’il faut s’installer. Il passe les deux premières années à Seminyak, dans le Sud de l’île. Dès le départ, Rudy souhaite s’intégrer parfaitement dans le monde qu’il a choisi. Il apprend en 3 mois le bahasa indonesia en suivant des cours privés une heure par semaine mais également en se forçant à regarder la télévision indonésienne ou en lisant la presse locale. Selon lui, il est primordial d’apprendre la langue du pays où on s’installe. C’est une question de respect pour les populations locales mais c’est également une des clés du succès. Il nous explique que d’autres Européens arrivent parfois avec de gros sabots et avec des manières impérialistes. Mais le monde a changé. Il faut s’adapter à la culture locale.

Sa vie à Séminyak n’a qu’un temps. L’explosion d’une bombe à Kuta en 2002 le pousse à déménager vers le centre de l’île. Il achète un établissement, puis tout s’enchaine très vite. La rénovation se fait en un éclair. Il déménage en avril 2003 et ouvre le Café des Artistes le 3 mai (la veille de notre entretien, ils ont fêté les 10 ans). Le restaurant rencontre immédiatement un franc succès. De nouveaux projets sont dans les bacs. En 2005, Rudy ouvre un nouvel établissement à Lovina, sur la côte Nord de l’île. Le succès est au rendez-vous mais il est difficile de gérer deux affaires à distance. Rudy revend en 2007.

En marge de son restaurant, Rudy a également acheté et revendu 6 villas à Bali. Les premières années, en tant que Belge, il n’avait pas le droit d’acheter des terrains, il devait passer par des leasings. Mais depuis peu, il peut acquérir les biens en son nom car Rudy est devenu citoyen indonésien. Mais il nous rassure, dans le fond du cœur, il est toujours bien belge !

Aujourd’hui, Rudy partage sa vie entre la gestion du café des artistes, un peu d’investissement immobilier, des ventes d’art aux enchères, son rôle de représentant des flamands à l’étranger, un peu de business d’ameublement à Java, des concerts et de l’opéra à Singapour ou Jakarta, et puis, comme à ses débuts, de très beaux voyages dans toute l’Asie du Sud-Est. Pourquoi changer ?

 

Le café des artistes sur le net : http://www.cafedesartistesbali.com/ 

 


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