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Jan Van Ham

Carnet d’amis

Nom : Van Ham

Prénom : Jan

Âge : 37 ans

Signe astrologique : Sagittaire

Signe particulier : « Chercheur d’alternatives »

Ville d’origine : Zoersel (Antwerpen), à côté de Westmalle.

Film préféré : Cela dépend de l’état d’esprit du moment. Le dernier en date : La belle verte.

Musique préférée : La musique fusion. Jan joue de la guitare dans un groupe de musique, qui joue un mélange de classique, de blues et de musique de l’Amazonie.

Plat préféré : Jan n’a pas vraiment de plat préféré. Il apprécie ce qu’il appelle la cuisine fusion, c’est-à-dire un mix de plusieurs influences. La cuisine la plus intéressante naît selon lui lorsque plusieurs personnes d’origines différentes tentent de faire quelque chose ensemble. Chacun y apporte le meilleur de sa culture. Ceci dit, s’il ne fallait citer qu’un plat bien de chez nous, ce serait une portion de frites accompagnée d’une bonne trappiste !

Personne de référence : Krishna Murti. Mais plus encore, toute personne anonyme qui a trouvé l’équilibre (Jan nous cite le célèbre adage « Mens sana in corpore sano »).

Profession : Il n’aime pas l’idée d’avoir une profession, c’est trop spécifique, trop restrictif. Il aime plus l’idée d’être un « Homo Universalis », selon sa propre expression, c’est-à-dire quelqu’un d’ouvert et de polyvalent, qui s’intéresse à différentes choses, et cherche des solutions, des alternatives pour les générations futures, à commencer par ses enfants.

Date de l’expatriation : 2004

Belgian blues : Les amis et la famille. L’hiver en Belgique.

Atout belge : En Belgique, on peut gagner de l’argent plus rapidement. Jan est rentré vivre 4 ans en Belgique avec son épouse, et avec le salaire accumulé, ils ont pu venir s’installer en Bolivie et lancer El Jardin.

Il aime la nature.

Il n’aime pas la misère.

Son parcours

Nous savons qu’un compatriote vit à Samaipata. Nathalie, notre belge de Cochabamba, nous a en effet informés que l’hostal El Jardin était tenu par un belge.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas besoin de chercher l’endroit, il est référencé dans notre Lonely Planet. Nous passons donc à l’improviste espérant que Jan sera disposé à nous rencontrer. C’est sa maman qui nous accueille et nous informe que Jan dort encore, il a en effet passé la nuit à veiller devant les portes d’une école afin d’y inscrire l’un de ses enfants.

 

 

 

 

 

 

 

Avant même de l’avoir rencontré, nous apprenons ainsi quelque chose d’important : Jan est un père dévoué, pour qui la famille compte beaucoup.

Nous repassons en début de soirée, et il nous accueille alors chaleureusement, interrompant ses activités pour nous recevoir un long moment autour d’un café.

Surpris par notre démarche, il nous prévient tout de suite : il ne se destinait pas spécialement à cette vie à l’étranger, il n’avait rien planifié. Il ne s’est jamais dit : « Tiens, je vais aller m’installer en Bolivie et y développer quelque chose !». Il estime plutôt que sa présence à Samaipata est le fruit du hasard, le résultat d’aléas, de circonstances, d’événements de la vie qui l’ont guidé là.

Ceci dit, s’il n’avait pas prévu de s’installer à Samaipata, il n’est pas arrivé là du jour au lendemain…

Très jeune, il est mu par une irrépressible envie de voyager et de découvrir le monde. Ses pas l’emmènent d’abord en Inde, où il découvre une philosophie qui l’inspire beaucoup. Après cette première expérience en Asie, il désire explorer un autre région du globe : l’Amérique du Sud.

En 1999, il s’envole pour la Bolivie, dans l’idée de faire un tour du continent de quelques mois. Mais le destin en décide autrement ! Dès le début du voyage, il rencontre celle qui deviendra son épouse. Celle-ci est originaire de Rurrenabaque, dans la partie amazonienne de la Bolivie. Il s’installe donc dans cette région, et très vite, son épouse attend leur premier enfant.

 

 

 

 

 

 

 

En 2000, ils décident de se rendre en Belgique. Ils y restent 4 ans, pendant lesquels ils travaillent tous les deux, et qui donnent à son épouse l’occasion d’apprendre le néerlandais.

En 2004, ils retournent en Bolivie. Un ami de Jan qui vit à Samaipata lui parle de ce charmant village au climat agréable. L’endroit leur plaît et semble être le lieu de tous les possibles.

Depuis lors, Jan est le propriétaire d’El Jardin, un endroit qui est à la fois sa maison, une guesthouse, un camping, et un lieu en pleine nature où l’on peut s’engager comme volontaire. C’est tout un concept, auquel chacun contribue avec ce qu’il est et ce qu’il veut y apporter. Il est à l’image de l’ouverture d’esprit dont Jan fait preuve. L’endroit sert également de temps à autre de lieu de ralliement pour les musiciens.

Parmi les jeunes qui passent, certains restent seulement une nuit ou deux, et paient leur logement, mais ceux qui veulent peuvent aussi payer en nature, en donnant un petit coup de main, ou encore rester un peu plus longtemps et se porter volontaire pour aider. C’est toujours bienvenu, il y a tant de choses à faire ! Jan travaille chaque jour à El Jardin et l’endroit se développe grâce aux contributions de tous ceux qui y passent. Cherchant des méthodes de construction naturelles, il s’est lancé dans la construction en adobe (argile), technique de écologique et naturelle aux excellentes propriétés isolantes. Il a également aménagé des toilettes sèches, et chaque jour, il est en recherche de nouvelles solutions.

Des volontaires ont récemment aménagé une cuisine pour la guesthouse, et décoré les murs en adobe avec des bouteilles en verre, ce qui donne de jolis reflets colorés avec le soleil. Dans un autre registre, un jeune voyageur a récemment refait le site internet d’El Jardin.

Jan aime beaucoup cette idée de partage d’expériences et de compétences. Il préfère privilégier les contributions humaines dans le développement de son projet, même si l’argent est toujours nécessaire, notamment pour l’éducation des enfants.

Il a également lancé un autre projet plus récemment autour du théâtre. Il a mis sur pied une petite troupe qui monte une pièce par an pour concourir à un festival de théâtre international. Ils commencent à avoir un certain succès. Cela permet de sensibiliser les gens, et développer la culture à Samaipata.

La vision de Jan nous semble étonnamment très réaliste. Sans avoir eu un projet de vie très concret, ni une intention de développer quelque chose, il y a dans le petit monde qu’il a créé tout un idéal concrétisé : une vie communautaire basée sur le partage, l’exploration de différents domaines de l’art, un certain retour aux sources, une proximité évidente avec la nature, un penchant pour les techniques traditionnelles et un goût pour l’utilisation de matériaux naturels.

Nous quittons Jan sur une photo de famille, réellement surpris par l’atmosphère bon enfant qui se dégage de l’endroit et très impressionné par la sérénité affichée par celui qui, bien plus que le propriétaire des lieux, est en réalité le moteur d’un projet plus large, le concepteur d’une façon de « vivre autrement ».

Nous vous invitons à visiter le blog de Jan: http://www.eljardinsamaipata.blogspot.com/

Cet interview a été réalisé en néerlandais. Nous avons écrit la fiche et l’itinéraire de Jan en français car nous ne maîtrisons pas assez les finesses de la langue néerlandaise pour retranscrire correctement tous les éléments. Dès lors, nous cherchons un(e) aimable bilingue qui voudrait bien le retranscrire en néerlandais. A bon entendeur, merci!

 


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