browser icon
You are using an insecure version of your web browser. Please update your browser!
Using an outdated browser makes your computer unsafe. For a safer, faster, more enjoyable user experience, please update your browser today or try a newer browser.

Damien Gaspar

Carnet d’amis

Nom : Gaspar

Prénom : Damien

Âge : 40 ans

Signe astrologique : Scorpion

Signe particulier : Epicurien

Ville d’origine : Mortroux, près de Visé, dans la région liégeoise.

Résidence actuelle : Santiago de Chile

Film préféré : C’est arrivé près de chez vous

Musique préférée : U2

Plat préféré : Les boulets sauce lapin

Personne de référence : Jacques Brel (sensible, brillant, et épicurien)

Profession : Directeur commercial d’une entreprise de double vitrage et propriétaire d’un restaurant.

Date de l’expatriation : 30 janvier 1999

Belgian blues : Avant d’avoir « les compères », la gastronomie lui manquait. Aujourd’hui, restent les pittas à 6h du mat’, les repas de friterie avec une fricandelle, et le bière blanche (mais il a trouvé la parade en faisant fabriquer une blanche « la blanche des compères »). Il ajoute les fêtes de guinguette.

Atout belge : Venant d’un pays multilingue, les belges ont une certaine facilité à s’adapter. Ils ont un bon niveau d’éducation.

Il aime : L’honnêteté, la persévérance et la créativité.

Il n’aime pas : L’hypocrisie et l’irresponsabilité.

Son parcours

En allant chercher nos tout nouveaux passeports biométriques à l’ambassade de Belgique de Santiago, nous découvrons que quelques compatriotes ont laissé leur carte de visite aux valves de la réception. Parmi les adresses, plusieurs sont susceptibles de répondre positivement à notre projet. Nous en contactons l’un ou l’autre par mail. Sans succès !

Il reste une dernière cartouche : sans nous annoncer, nous allons à la rencontre d’un trio : « Les Compères ». La carte annonce une brasserie belge. C’est à douze pas et demi de l’ambassade. On a l’adresse de notre déjeuner !

En arrivant sur place, on pense accoster l’un de nos compères mais que nenni, c’est l’un des deux manager, un Liégeois engagé provisoirement dans le restaurant, qui nous accueille. Il nous explique que Damien, le patron, sera présent ce soir pour la soirée organisé sur le toit par les expats néerlandais de Santiago. On pourra l’y croiser mais pour une interview plus au calme, mieux vaut fixer rendez-vous le lendemain à 11 heures.

Mais pour l’heure, rendez-vous est pris en terrasse autour d’un lunch copieux et délicieux : pour Belle, des quenelles en entrée et un poisson en plat ; pour Chris, un tartare de poisson en entrée et une casserole de moules et frites en plat. Le service est attentionné. En livré. Le vin ? Parfait ! Un deuxième ballon, s’il vous plaît ! La cuenta ? Douce pour le portefeuille ! On en a des compliments pour le lendemain.

Dernier jour à Santiago. Nous arrivons chez les Compères peu avant 11h. Damien n’est pas encore là. On en profite pour lire les murs de la brasserie, patchwork (d)étonnant de brèves de journaux tapissées et jaunies. Un vrai bonheur de canard déchainé, du caviar pour les yeux. Ca sent bon la nostalgie d’un vieux film français, la poésie de Brassens, de Brel.

Damien nous invite à monter sur le toit pour profiter de la vue. Voir loin, peut-être un slogan. Damien s’est toujours senti à l’étroit en Belgique. Il grandit dans un petit village de 500 âmes de la région liégeoise. Chaque été, la famille s’évade à Malaga. Et Damien se délecte de ce soleil qui lui manque sous nos latitudes.

Dès le début de ses études, il est à l’affût des opportunités d’expérience à l’étranger. Il étudie à HEC Liège et se rend pour un an à Séville en 1993. Il enchaîne avec un Master en relations internationales et décroche une bourse de l’OBCE (Office Belge du Commerce Extérieur) qui lui permet de passer trois mois à Madrid. L’horizon s’élargit.

De retour en Belgique, il « entre pleinement dans la vie active ». Mais ce premier emploi dans la Cité Ardente ne le satisfait pas. Cette expérience professionnelle le renforce dans l’idée qu’il faut qu’il construise son avenir à l’étranger.

Du coup, quand on lui propose d’aller faire des gaufres de Liège au Chili, Damien saute sur l’occasion. Sans trop réfléchir, il s’envole pour l’Amérique latine en 1999. Malheureusement, l’entreprise est un échec et Damien se retrouve sans le sou. Ne voulant pas couler, il s’accroche au radeau, cherche des solutions pour amarrer mais les options sont peu nombreuses. C’est l’heure de la disette. Une longue traversée qui le voit se nourrir de gaufres invendues et de bananes, la seule chose qu’il parvient à se payer.

Les questions affluent. Et refluent. Avec ses brillants diplômes, il suffirait de rentrer en Belgique pour mettre fin à tous ses problèmes. Mais il ne veut pas rester sur un échec. Il en a tant rêvé, de l’étranger.

Face à la situation, il se raisonne et lance sa dernière bouée de sauvetage : postuler dans une entreprise à Santiago. Il soumet sa candidature à Glaverbel. Il ne connaît pourtant rien à l’industrie du verre. Le lendemain, il est engagé. Le verrier belge, trop heureux d’avoir un compatriote diplômé sous ces latitudes, n’hésite pas une seconde.

C’est le soulagement !

Avec son premier salaire, Damien se loue un appartement. Un chez lui, enfin ! Le soleil chilien s’éclaircit. Finis les colocs qui piquent les bonnes bières dans le frigo !

Après plus de deux ans à Glaverbel, il change d’employeur et passe neuf ans et demi dans une entreprise de fabrication de double vitrage. Les années passent, Damien devient un spécialiste  et donne même occasionnellement des conférences sur le sujet. Une autre firme le débauche. Damien a trouvé sa filière.

Entre-temps, Facebook fait son apparition. Damien retrouve des vieux potes de l’école. L’un d’entre eux annonce un voyage au Chili et Damien lui propose immédiatement de se voir. Le contact est rétabli. Très enthousiasmés par ces retrouvailles, les deux compères décident de s’associer. L’ami d’enfance de Damien connaît un chef en Belgique. Ce dernier pourrait être intéressé par un projet de restaurant à l’étranger. Ils le contactent. Et voilà que les trois compères ouvrent leur brasserie de cuisine belgo-française en août 2011.

Le succès est au rendez-vous. Mais les deux autres larrons ont sous-estimé les difficultés. La gestion d’un restaurant ne s’improvise pas. Surtout, dans un autre pays. Un an après l’ouverture du resto, son ami d’enfance claque la porte. Le Belgian blues est trop fort. Trois mois plus tard, c’est au tour du chef de remettre son tablier, fatigué des réalités chiliennes.

Damien se retrouve donc avec une entreprise à gérer en sus de son plein temps en tant que directeur commercial d’une entreprise de double vitrage. Mais il prend tout ça avec philosophie. Les défis à relever dans la brasserie sont nombreux, principalement avec le personnel. Mais Damien s’y attelle.

Maintenant qu’il a son propre resto noir-jaune-rouge, avec toute une gamme de moules-frites, un tartare bien de chez nous, des boulets sauce lapin, diverses grillades, et j’en passe, il n’est pas question de lâcher l’affaire. D’autant que très honnêtement, nous avons vraiment eu l’impression un instant d’être de retour au pays, le soleil en prime.

Pour plus d’infos sur les compères: www.lescomperes.cl

 

 


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>