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Christian Nonis

Carnet d’amis

Nom : Nonis

Prénom : Christian

Âge : 58 ans

Signe astrologique : Balance – Signe chinois : Cheval

Signe particulier : Amoureux du lac Titicaca

Ville d’origine : Auvelais (dans la région de Namur)

Film préféré : The mission (Drame historique réalisé en 1986 par Roland Joffé, qui dépeint la situation des missions Jésuites dans le bassin amazonien. Au début du XVIIIe siècle, le frère jésuite Gabriel, joué par Jeremy Irons, fonde une mission sur les terres des Indiens Guaranis. A la même époque sévit Mendoza, aventurier mercenaire, joué par Robert de Niro. Ces deux hommes vont se retrouver pour lutter contre la domination espagnole et portugaise.)

Musique préférée : Jacques Brel

Plat préféré : La lasagne et le Aji de gallina (plat typique péruvien à base d’émincé de poulet dans une sauce aux « poivrons jaunes de là-bas » et aux cacahuètes)

Personne de référence : Ghandi pour l’ouverture au monde et Adrien de Gerlache pour sa soif de découvertes

Profession : Hôtelier entre autres…

Date de l’expatriation : 1982

Belgian blues : les chicons et les châtaignes

Atout belge : Christian a une image particulière à Puno, celle du « belge de Puno », qui fait des choses différentes… Il construit un château et fait pousser des espèces de plantes et d’arbres, alors que personne ne croyait cela possible. Il a aussi occupé plusieurs mandats publics, dont celui d’échevin de Puno. Il est donc pris au sérieux.

Il aime le lac !

Il n’aime pas l’envie, un sentiment qui détruit les gens et les empêche de créer quoi que ce soit…

Son parcours

Lors de notre rencontre avec Guy et Carine à Lima, Guy évoque le belge de Puno, celui qui vit dans un château. D’après Guy, nous ne pouvons pas quitter le Pérou sans avoir rencontré ce phénomène ! Il en est tellement convaincu qu’il passe sur le champ un coup de fil à son vieil ami Christian. Rendez-vous est donc pris pour la fin du mois de décembre.

Arrivés à Puno un peu plus tard que prévu, nous reprenons contact avec Christian, espérant que ce changement de programme ne nous empêchera pas de le rencontrer. Il n’en est rien puisqu’il nous invite à lui rendre visite chez lui, à Charcas, dès le lendemain.

Charcas est une petite localité située au bord du lac Titicaca, pour le moins éloignée du parcours classique emprunté par les touristes. On pourrait dire que Charcas est à Puno ce qu’Erps-Kwerps est à Leuven, le château et le lac en plus ! Nous prenons donc un taxi jusqu’au terminal de bus, puis un collectivo pour Acora, et de là, suivant les instructions de Christian, nous montons à bord d’un second minibus qui emprunte un sentier cahoteux en direction de las « Playas de Charcas ».

Au détour d’un tournant, l’une des tours de guet apparaît, nous laissant imaginer le reste. « Es el Castillo de Charcas ? » demandons-nous. Le chauffeur semble ne pas comprendre que nous désirons descendre là. Surpris, il finit par s’arrêter un peu plus loin, et nous débarquons.

Avec sa grille d’entrée imposante, ses tours à créneaux et ses pierres taillées, el Castillo consiste en une vaste propriété dont le bâtiment principal est caché à l’abri des regards derrière d’imposants rochers rouges. Le jardin florissant se décline en une multitude de terrasses couvertes de diverses variétés de fleurs colorées.

Dès notre arrivée, nous prenons un plaisir non dissimulé à découvrir toutes les merveilles que recèlent les coins et recoins de la propriété.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais venons-en au propriétaire de ces lieux hors du commun : Christian.

Ancien professeur à l’école Notre Dame des Champs (à Uccle), Christian est parti un an à la découverte de l’Amérique latine à 27 ans. Il rêvait de Polynésie mais un ami le convainc de faire une première escale sur le continent sud-américain pour visiter le Pérou. Ensuite, il n’auront qu’à prendre un bateau de Valparaiso pour rejoindre les îles du Pacifique.

Finalement, c’est à trois qu’ils quittent le plat pays pour explorer les terres de l’ancien Empire Inca. Après quelques semaines de visites, ils apprennent qu’il n’y a qu’un bateau par an qui prend le large vers la Polynésie, et celui-ci a largué les amarres quelques jours auparavant. Les pas de Christian ne fouleront finalement jamais les plages polynésiennes.

Si ses deux compagnons d’aventure se lassent vite de la rudesse et de l’inconfort du voyage, rentrant au pays prématurément, Christian, lui, se découvre une passion pour les civilisations andines et décide d’aller jusqu’au bout de son année sabbatique.

En fait de sabbat, il n’en sera rien ! Cette année-là, la région de Puno et du lac Titicaca est frappée d’une terrible sécheresse. Touché par la misère des gens, Christian propose son aide au père Pepe Loits Meulemans, un prêtre belge installé à Puno. Ce dernier accepte avec plaisir ce soutien inattendu et Christian se met à œuvrer d’île en île sur le lac auprès des populations Aymaras et Quechuas.

Mais la rentrée scolaire approche et Christian rentre en Belgique pour reprendre son poste de professeur. Titulaire de deux régendats, l’un en français – histoire et l’autre en sciences – géographie, Christian retrouve le chemin des classes mais quelque chose de fondamental a changé. La nostalgie de l’Amérique du Sud est tellement présente que le choc culturel est plus fort à son retour en Belgique que lors de son arrivée au Pérou un an plus tôt.

Du coup, Christian n’enseigne plus qu’un an et retraverse l’Atlantique en 1983 pour travailler en tant que guide pour Continents Insolites avec Guy, son ami de Lima. L’agence de voyages envoie des groupes de touristes qui sont pris en charge par le tandem et leur équipe dès leur arrivée à l’aéroport. Le timing est très serré. Le rythme des visites est effréné. Si Christian aime partager sa connaissance de l’Amérique latine et faire découvrir à un plus grand nombre les merveilles de ce continent, il finit pas se lasser de la vie éreintante de guide.

Il revient donc sur les traces de son premier boulot au Pérou, à Puno, où il ouvre la première pizzeria de la ville. Sont-ce ses origines italiennes ou est-ce son talent de précurseur, le succès est au rendez-vous. En tous cas, Christian a depuis lors fait des émules tant on compte aujourd’hui de pizzerias à Puno.

Sur sa lancée, Christian restaure une ancienne demeure républicaine qu’il convertit en hôtel et commence même à briguer quelques postes au niveau régional. Ainsi, il devient président de la Chambre hôtelière puis de la Chambre du Tourisme de Puno, et même échevin de la ville.

Par ailleurs, inassouvi de savoirs, Christian continue inlassablement à affiner ses connaissances des civilisations du continent, et en particulier celles qui ont peuplé ou qui peuplent encore la Cordillère des Andes. Passionné d’histoire, il trouve en Guy un ami et un interlocuteur de choix.

Explorateur dans l’âme, il accompagne même une expédition péruvienne en Antarctique. Coïncidence de l’histoire, son navire croise au large du continent austral un siècle jour pour jour après l’expédition d’Adrien de Gerlache, le grand explorateur belge.

Si Christian multiplie les expériences et élargit à chaque fois son horizon, une force impalpable et pourtant très puissante le fait converger irrémédiablement vers le même lieu : le lac Titicaca. Christian entretient une relation quasi passionnelle avec le plus haut grand lac navigable au monde.

Au début des années 2000, il entreprend l’achat d’un petit lopin de terre (devrait-on dire un lopin de pierres ?) à Charcas, le long du lac, à trois quart d’heure de route de Puno. Patiemment, il achète petit lopin après petit lopin, et entame en 2002 la construction de ce qui deviendra « El Castillo del Titicaca ».

En un an, la bâtisse principale est terminée. Il aura fallu beaucoup d’abnégation et beaucoup de conviction pour expliquer aux ouvriers locaux la taille des pierres, l’isolation des murs, et bien d’autres techniques inconnues des artisans de la région.

Avec acharnement, et grâce à l’appui constant de son fils adoptif Blas un jeune de l’endroit, il s’emploie également à faire sortir de ce rocher hostile un vrai parc botanique digne du jardin d’Eden. Lorsqu’il racontait son projet il y a quelques années, personne ne croyait que des centaines de variétés de fleurs et de plantes pourraient un jour cohabiter sur ce terrain désolé. Beaucoup lui riaient au nez. Pourtant aujourd’hui, les gens viennent de loin pour écouter les techniques et les recettes magiques de Christian qui, par le traitement naturel des eaux du lac, par d’ingénieux canaux d’irrigation, et par la confection de près d’un millier de micro-terrasses, a réussi à fertiliser des terres que d’aucuns croyaient inexploitables.

Comme quoi, si à l’impossible nul n’est tenu, en tenant bien à ses rêves, on peut réaliser l’impossible !

Ses références

La maison d’hôtes du Château du Titicaca ouvrira oficiellement ses portes le 2 avril 2013.

Son site Internet: www.titicaca-peru.com

Son adresse mail: chnonis@titicaca-peru.com

 


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